Pacte d’actionnaires
Document complémentaire aux statuts de la société permettant aux actionnaires ou à certains d’entre eux d’organiser leurs relations au sein de la société (conditions de sortie, clauses de protection,...). Il a l’avantage d’être confidentiel alors que les statuts sont accessibles à tous, il peut par ailleurs ne concerner qu’une partie des actionnaires. Son objet principal est de prévoir les conditions dans lesquelles les actionnaires d'une entreprise peuvent céder leurs actions, que ce soit entre eux ou bien à des intervenants extérieurs.
Pacte de famille : Par ce pacte, le chef d’entreprise convient avec ses enfants des principales règles qui régiront, d’une part la transmission de son patrimoine, d’autre part l’organisation du pouvoir de direction et de gestion au sein de son entreprise.
Partie prenante (stake holder) : Personne ou communauté concernée par les activités d'une entreprise. Il s'agit des actionnaires et des collaborateurs, mais également des clients, des fournisseurs et du public.
Parts sociales : Titres remis aux associés en contrepartie de leurs apports (libre cessibilité). Mode de transfert (vente, donation, succession) des parts sociales caractérisé par l’absence d’agrément des autres sociétés.
Passif exigible : Il s’agit des dettes d’une entreprise qui sont arrivées à échéance. Il ne comprend pas les dettes à terme ni les concours non renouvelables.
Payout ou taux de distribution des bénéfices : Se calcule par la division de la masse des dividendes versés par une entreprise par le bénéfice net.
PBR (Price to Book Ratio) : Rapport entre la valorisation boursière d’une société et son chiffre d’affaires. Il est à comparer avec le PSR sectoriel.
PER Price Earning Ratio.
Rapport entre le cours d’une action et le bénéfice par action (ou entre la valorisation boursière d’ une société et son résultat net). C’est un outil d’évaluation d’un titre lorsqu’on le compare au PER sectoriel. La valeur de la société est déterminée en fonction d'un multiple de son bénéfice net.
Période d'accompagnement : Période de"règne conjoint" pendant laquelle le cédant transmet au repreneur le savoir et le pouvoir relatifs à l'entreprise.
Plan d’affaires ou de développement (business plan) : Etude écrite détaillée des potentiels financiers et commerciaux de l’entreprise. Il sert à convaincre les investisseurs de la rentabilité et du potentiel de développement. Il se présente sous forme de dossier qui explicite la stratégie sur tous les aspects sur une période minimum de trois ans. Document essentiel pour fixer les besoins financiers et convaincre les investisseurs.
Plan de financement : Un des tableaux qui figurent dans le plan d’affaires. Il récapitule et compare les emplois (frais d’établissement, immobilisations, besoin en fonds de roulement, éventuels autres besoins) et les ressources de financement (fonds propres, capacité d’auto-financement, autres ressources durables). Dans une création d’entreprise, ce tableau prévisionnel constitue la synthèse la plus complète de la situation financière future de l’entreprise.
Plan de trésorerie : C’est l’un des tableaux figurant dans le plan d’affaires. Il récapitule et compare les encaissements et les décaissements de l’entreprise et met en évidence le solde. Dans une création d’entreprise, ce document est construit prévisionellement. Il sert de tableau de bord pour la nouvelle entreprise et doit être actualisé en permanence.
Plan social : Ensemble de mesures qu’une entreprise prend lorsqu’elle procède à un licenciement collectif économique pour reclasser les salariés licenciés, son appellation juridique récente est PSE, plan de sauvegarde de l'emploi, ce qui est coherent pusique'on y parle de licenciements....
Plus-value : Gain réalisé lors d’une cession de parts sociales ou d’actions. Souvent confondu dans le langage courant avec la Valeur Ajoutée ( de toute manière elles sont toutes les deux taxées, mais pas au même taux :-))
PME (Petite et moyenne entreprise) : Entreprise qui emploie moins de 250 personnes, avec un chiffre d’affaires annuel inférieur à 40 millions d’euros, un total de bilan inférieur à 23 millions d’euros. Au sein des PME, on distingue :
- la petite entreprise qui emploie moins de 50 personnes, a un chiffre d’affaires inférieur à 7 millions d’euros et un total de bilan au plus de 5 millions d’euros
- la micro-entreprise ou TPE, qui emploie moins de 10 salariés.
Point mort : C'est le niveau d'activité qui permet à l'entreprise de dégager un EBE positif. Le point mort peut aussi s'exprimer en nombre de jours ouvrés du Seuil de Rentabilité par rapport au CA.
Portage : Convention par laquelle un intermédiaire, entreprise, banque, s’engage, pour le compte de son client, à acquérir des titres d’une société et à les lui céder à une date et à un prix fixés au départ. Peut s'averer illégal, cf Executive Life, notamment pour les sociétés cotées ou réglementées.
Positionnement : Choix stratégique d’une entreprise pour donner à son produit ou à son service une image qui le distingue de celui de ses concurrents et le rend particulièrement désirable pour une population cible donnée.
Praticiens (méthode des praticiens) : Méthode d’évaluation fondée sur la moyenne de la valeur d’actif et de rendement.
Pré-closing : Echange entre les futurs actionnaires, les vendeurs et leurs conseillers, de l’ensemble de la documentation juridique qui sera signée lors du closing. Cette période permet d’adapter les documents aux impératifs de chacune des parties.
Premier (second...) tour de table / first (second...) round financing : Chaque augmentation de capital de la société financée par le capital-investissement sous la forme d’apports en fonds propres est considérée comme un tour de table.
Présentation itinérante (Road Show) : Exercice de marketing financier qui consiste à présenter en différents lieux une entreprise à un maximum d’investisseurs ou prêteurs sur une période déterminée pour les convaincre de l’intérêt d’investir dans la société notamment lors d’une introduction en bourse.
Prêt d’honneur : Prêt à taux zéro non garanti qui renforce les fonds propres de l’entreprise en création. Le montant du prêt est défini selon le coût global du projet, les apports personnels et éventuellement les prêts bancaires obtenus. Il est généralement accordé par un comité d’agrément composé d’experts de la création d’entreprise.
Prêt participatif : Créance du dernier rang assimilée du point de vue financier à des fonds propres, rémunérée par un prélèvement prioritaire sur le bénéfice distribuable de l’emprunteur.
Prêt senior / junior (senior/ junior loan) : Terminologie d’un prêt LBO. La séniorité ou la juniorité s’entend par rapport à l’exigibilité ou la garantie des prêts.
Prise de participation : Devenir associé ou actionnaire d’une entreprise en souscrivant des titres que celle-ci émet ou en achetant certains de ses titres déjà émis.
Private Equity : Toute opération réalisée par des fonds d’investissement, sociétés de capital risque, pour financer en fonds propres des sociétés non cotées.
Produits d’exploitation : Ils sont essentiellement constitués par les ventes de l’entreprise.
Le "compte de résultat" comporte trois grandes catégories de recettes : les produits d’exploitation qui directement liés à l’activité ; les produits financiers qui sont générés par les placements financiers de l’entreprise et les produits exceptionnels qui proviennent d’opérations inhabituelles : par exemple, une plus-value réalisée sur le prix de revente d’une machine utilisée pendant quelques temps pour la production de l’entreprise.
Produits exceptionnels : Figurant dans la catégorie "recettes" dans le compte de résultat, leur origine relève d’opérations inhabituelles (encaissement de dommages et intérêts, plus-value dégagée lors de la cession d’une immobilisation ...).
Produits financiers : Ce sont les intérêts provenant de placements que l’entreprise réalise lorsqu’elle a des excédents de trésorerie.
Protocole d’accord : Convention par laquelle sont précisées les modalités de l’implication des parties dans le projet de transaction, ce document définit les conditions d'entrée d'un investisseur dans le capital d'une société. Il se traduit souvent par une promesse d’achat de la part de l’investisseur ou de cessions d’actions de la part du vendeur, exerçable dans un certain délai à des conditions financières précises.